1. Page d'accueil
  2. Informatique

Amilo Si 1520 et Ubuntu Drapper Drake

Ubuntu, la distribution magique

Juste après avoir fini de configurer WIndows XP s’est posée la question de quelle distribution de Linux tenter d’installer sur l’Amilo 1520. Fedora et Ubuntu venaient toutes les deux de sortir une nouvelle version, mais suite au conseil de MrCool et des autres habitués du Games Creators Network, je décidais de tester le Live CD d’Ubuntu Drapper Drake (6.06.1 pour être exact). Le démarrage se passe sans problème et l’interface me plaît, du coup je saute le pas et clique sur le lien Installation trouvable sur le bureau. J’ai un petit moment d’appréhension au moment de redimensionner la partition Windows XP pour faire de la place à Ubuntu, mais ma foi, la machine est encore relativement vierge, je ne risque donc qu’une réinstallation de Windows au pire. Peu de questions durant l’installation, on se croirait dans une installtion de WIndows. On est à mille lieux de l’époque où il fallait choisir soi-même les modules à charger en installant la Debian.

Premiers pas et touches multimédia

Après un petit redémarrage pour démarrer sur le système installé sur le disque dur plutôt que le Live CD, je suis accueilli par une jolie musique à l’écran de connexion d’Ubuntu: l’affichage ET le son fonctionnent de base, c’est une bonne surprise. Mauvaise langue comme je suis, je me dis que la carte n’est correctement configuré que pour l’affichage 2D. Pourtant les plus de 1600 fps que me donne un glxgears -printfps me contredisent. Soit, je ne m’avoue pas vaincu, et je presse une touche de lancement rapide située près du bouton marche/arrêt: Firefox se lance! Evolution lui aussi! Heureusement l’honneur est sauf, et la touche de lancement du lecteur audio ne lance aucune application. Après un petit tour dans Système/Préférences/Raccourcis clavier, je rectifie cela, et j’en profite pour assigner correctement les combinaisons de touches Fn + F9 à F12 aux fonctionnalités classiques d’un lecteur audio. A ma surprise, il n’y a par contre rien à faire pour les combinaisons Fn + F4 à F8.

Affichage en WXGA (1280x800)

Un appel à xdpyinfo m’indique que l’affichage est en 1024x768, au lieu des 1280x800 que devrait donner le WXGA. Je jette un oeil dans le fichier de configuration /etc/X11/xorg.conf, mais c’est bien 1280x800 qui y est indiqué. Mon premier réflexe est d’aller voir sur Google si d’autres ont eu le problème avant moi, et j’entends parler de 915resolution pour forcer un mode d’affichage non officiellement supporté par le BIOS de la carte graphique. Surprise! 915resolution m’indique que le mode 1280x800 est bien supporté dans le BIOS de la carte. Je ne me trouve dans aucun des cas référencés sur Internet. Un petit tour /var/log/Xorg.0.log fini par m’indiquer que si le serveur X cherche bien à utiliser le 1280x800, mais que l’écran ne le supporte apparemment pas. Voilà une situation bien paradoxale. Le fichier de configuration de Xorg utilisé par un linuxien pour l’installation de Debian sur son Acer Aspire 1644WLMI me fournit la solution: forcer l’utilisation du mode 1280x800 par le moniteur en lui indiquant le Modeline. Je sauvegarde, je quitte Gnome, je tue X, et à ce moment X se relance en 1280x800! Une bonne chose de faite. Voici d’ailleurs mon fichier de config xorg.conf. Le nouveau moniteur est celui identifié QDS:2700.

Mise à jour 18 août 2006: En fin de compte, une fois 915resolution, le 1280x800 est de nouveau inaccessible, alors que 915resolution me le listait comme étant disponible de base. Après une petite réinstallation de cette application, en laissant les paramètres par défaut (mode automatique), le WXGA fonctionne.

Affichage DVI

Tout frais de mes recherches sur Google, je pensais devoir passer par i810switch ou i855crt, avoir les avoir modifiés pour forcer la reconnaissance du chipst i945GM, pour profiter de la sortie DVI à chaud (c’est-à-dire sans devoir redémarrer le serveur X à chaque fois). Les résultats n’étaient cependant guère convaincants, jusqu’à ce que je presse la combinaison Fn+F3 (celle qui sert justement à permuter l’affichage sur la prise DVI sous XP): surprise, elle fonctionnait de base! Comme quoi j’aurais mieux fait de tester directement plutôt qu’à chercher à bidouiller :) Quelques petites remarques toutefois:

  • l’écran externe ne supportant pas le 1280x800, il faudra utiliser la commande xrandr pour forcer l’affichage en 1024x768 AVANT de permuter l’affichage sur l’écran externe. Un appel à xrandr sans argument liste l’ensemble des modes supportés pour l’affichage. Il suffit alors de sélectionner un de ces modes avec xrandr -s N où N correspond à un des chiffres de la colonne SZ. Une petite note en passant: l’affichage des vidéo ne fonctionnent pas lors de l’affichage sur écran externe seul. xrandr sans argument
  • en mode clone, une bande de 100 pixels de large sur la droite se situe hors de l’écran externe, que ce soit en 1280x800 ou en 1024x768 (le point 0,0 est pourtant bien situé dans le coin en haut à gauche). En contrepartie, l’affichage de vidéo fonctionne parfaitement sur l’écran interne et l’écran externe.

Bluetooth et Wifi

Pas de soucis rencontrés. Il faut penser à activer le mode sans fil au moyen de la touche se situant près de la touche Marche/Arrêt bien entendu mais tout fonctionne. Même les combinaisons Fn + Echap et Fn + F2 pour activer/désactiver Bluetooth et Wifi individuellement.

Gravure de DVD

Aucun problème noté.

Dual Core

Par défaut, seul un noyau pour processeur de la famille des 386 est installé par Ubuntu. Pour exploiter pleinement le processeur et le concept de double-coeur, il a suffit d’installer le paquet linux-i686-smp depuis Synaptic, en satisfaisant toutes les dépendances, puis d’un redémarrage, pour que Linux détecte enfin les deux coeurs du T2300, vus comme deux processeurs distincts. Au passage, comme j’avais installé VMware, il m’a fallu relancer la configuration de ce dernier pour qu’il génère des modules vmon et vmnet correspondant au nouveau noyau, mais c’était prévisible et cela n’a posé aucun soucis.

Ce qui n’est pas encore testé

  • lecture de cartes Memory Stick ou autres sur le lecteur intégré
  • détection des cartes ExpressCard
  • sortie S-VHS

Les bonus Ubuntu

  • mon joystick USB à été reconnu à chaud et à pu être utilisé de suite pour jouer sans devoir faire quoi que ce soit.
  • la tablette Wacom n’a nécessité qu’un minimum de configuration. Il a suffit de commenter les lignes spécifié "Tablet PC ONLY" pour pour pouvoir utiliser la pression et la gomme dans GIMP, cf mon fichier de configuration X.
  • l’utilisation d’une clef USB, d’un lecteur de cartes mémoire externe ou le branchement de mon baladeur ogg/mp3 et de mon appareil photo est toute aussi transparente que sous MacOS-X.
  • moyennement la copie du firmware depuis la partition Windows, mon scanner a été parfaitement utilisable.
  • EasyUbuntu et Automatix simplifient grandement l’ajout de toutes ces fonctionnalités certes peu opensource mais particulièrement utile (lecture des DVD, support de Flash et de Java).

# Publié le 17-08-2006 à 00:01 par Christophe Garrigue.
Dans la rubrique Informatique.

Add a comment



Mention légale

Mention légale

Ce site personnel me sert principalement pour regrouper en un seul endroit tout ce que je publie sur Internet, ainsi que mes dessins et les quelques dossiers que j'ai eu l''occasion de faire au cours de mes études.
Tout le contenu de ce site est ma propriété exclusive et ne peut être réutilisé sans en faire la demande, sauf mention contraire (article sous une des licenses Creative Common par exemple). Il est toutefois possible de citer des parties des articles ici publiés comme le prévoit le code pénal français.
Police de bannière par Caffeen.